J'ai toujours aimé cette période de l'année. Lorsque j'étais enfant, mon père cultivait un petit champs de luzerne pour nourrir ses lapins. Je l'aidais à conduire son vieux tracteur et à ramasser les balles de foin. Les odeurs, la chaleur, le foin qui pique la peau, tout me charmait.
Jeune ado, j'ai écrit un petit poème qui, malgré une écriture maladroite et enfantine, exprime bien mon émotion très forte en ces temps de moissons. (voir photo).

Mes quelques années de vie toulousaine m'ont fait oublié ses sensations que je retrouve aujourd'hui. L'odeur qui flotte dans l'air me remplit de bonheur, je regrette seulement de ne plus rentrer le foin avec mon père...

Cette année la récolte de blé a dû être médiocre, les vastes champs de blé ont été couché par les fortes pluies et les vents violents.
On nous annonce déjà une augmentation énorme, une flambée des prix de tous les dérivés du blé...
Pourtant tout un attirail est mis en oeuvre pour que le blé résiste aux forces de la nature. Des produits sont balancés dans les champs pour que le blé ne prenne pas trop de hauteur, ne cède pas au poids du vent et résiste mieux aux maladies et pourtant...
Avec un peu d'optimiste, je pourrais même dire que peut-être que l'agriculture industrielle est en train de découvrir ses limites...

Alerte à Babylone via Koreus
Alerte à Babylone - Interview de Claude Bourguignon - agronome