Comme vous le savez, je suis en plein travaux et j’ai très peu le temps de lire. Mais, pendant les vacances, j’ai lu un beau roman intitulé “L’éternité n’est pas de trop” de François Cheng.

Si vous recherchez un roman d’aventure ou d’action, ce n’est vraiment pas la peine de vous pencher sur ce livre. Non, ce roman est une sorte de contemplation. Le style de Cheng vous apaise, vous réconcilie avec vous-même et la nature.
Une lecture zen…

Résumé et commentaire l’éditeur:

Au XVIIe siècle, à la fin de la dynastie Ming - époque de bouillonnement et de bouleversement où l’Occident même était présent avec la venue des premiers missionnaires jésuites en Chine -, dans un monastère de haute montagne, un homme qui n’a pas encore prononcé ses voux se décide à quitter ce lieu de paix et de silence pour retrouver, trente ans après, la seule femme qu’il ait jamais aimée.
Un roman d’envoûtement et de vérité, récit d’une passion - celle d’un Tristan et Iseult chinois avec ses codes et ses interdits aussi précis que stricts - qui n’est pas seulement affaire de cour et des sens, mais engage toute la dimension spirituelle de l’être, ouvrant sur le mystère de l’univers et le transfigurant.


Mon passage préféré  :

“La Mort entraîne la mort, mais la Vie engendre la vie”, les sages anciens l’ont dit avec une confondante simplicité. Ce que les morts laissent aux vivants - si ces morts ont été, non des semeurs de mort, mais de vrais vivants -, c’est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir de vivre, d’accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte. c’est la manière pour les vivants de remettre les morts dans la Voie de la Vie; c’est la manière pour eux de ne pas succomber à la mort.

(François Cheng, L’éternité n’est pas de trop, 2002, p. 235)



Critique de l’Express

Biographie de François Cheng selon Lire

 

Bonne lecture!