Mes amis savent que je suis une adepte pure et dure du prix Pulitzer. Non pas que je sois fascinée par les prix littéraires mais celui-ci est pour moi un gage de qualité incontestable. La Conjuration des imbéciles, Les Heures, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur… sont des lectures qui m’ont marqué à jamais.

Je viens d’achever le dernier prix Pulitzer: La Route de Cormac McCarthy.

D’après le titre et le style du roman, on comprends très vite que l’auteur est sous l’influence de Faulkner.

Ce roman est étrangement dépouillé, tout comme le monde que décrit l’auteur, un monde post-apocalyptique, un monde où les hommes ont tout perdu. L’essentiel nous échappe, le mystère est omniprésent. Beaucoup de questions restent sans réponse. On ne connaîtra jamais le nom des deux héros, le père et son fils, ni même de ceux qu’ils rencontrent sur la route. A tel point que, parfois, on ne sait plus réellement qui parle (ce qui, je dois dire, est un tant soit peu agaçant par moment).

C’est le parcours de “l’homme” et de son “petit” sur les route d’un monde méconnaissable. Tout ce qu’il leur reste, c’est une vague connaissance de quelques savoirs faire, un instinct de survie aiguisé et leur humanité. Même les souvenirs sont trop lourds à porter.

Ce roman m’a arraché une larme (ce qui est ma foi assez rare lorsque je lis) et une fois commencé, je n’ai pas pu décrocher avant de l’avoir terminé. Il est beau, brut, comme un diamant non taillé.

Je vous invite à vous faire une idée par vous-même en le lisant à votre tour.